Pensez aux joueurs qui ont accumulé le plus de points dans l’histoire de la Ligue nationale de hockey. Des grandes figures de ce sport comme Gretzky, Jagr et Howe sont au cœur des conversations. Toutefois, il y a un nom qui reste plus souvent qu’autrement dans l’ombre.

Avec une récolte de 1771 points au terme de 17 saisons dans la Ligue nationale, Marcel Dionne est le sixième meilleur pointeur de l’histoire. Il est le Québécois le plus productif de l’histoire, suivi de près par Mario Lemieux.

Natif de Drummondville, Dionne débute sa carrière professionnelle lorsqu’il est repêché au deuxième rang durant la séance de sélection de 1971. Ce sont les Red Wings de Détroit qui jetteront leur dévolu sur le petit attaquant.

Il amasse un total de 366 points en seulement quatre saisons, lui qui évoluait avec le grand club. Toutefois, cette production exorbitante ne suffira pas.

Lors de l’été 1975, Dionne sera transigé aux Kings de Los Angeles. Cette transaction hantera les Red Wings pour des décennies.

Il effectue la majorité de sa carrière avec la formation californienne où Dionne dispute 12 saisons. Il conclut sa carrière avec un court passage chez les Rangers de New York. 

À l’issue de la campagne 1979-1980, il est récipiendaire du trophée Art Ross, remis au joueur ayant accumulé le plus de points lors de la saison. De plus, il remporte le titre du joueur considéré ayant le meilleur esprit d’équipe tout en conservant des performances remarquables, et ce à deux reprises. 

Comment se fait-il que le Québécois ayant accumulé le plus de points reste dans l’ombre?

Malgré une carrière marqué par quelques réussites individuelles, il a été incapable de mettre la main sur la Coupe Stanley, le rêve ultime de chaque hockeyeur. Il est l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de la Ligue nationale à ne jamais remporter les grands honneurs.

C’est cet échec qui lui coûtera la gloire.

Certes, pour figurer parmi les plus grands, il est essentiel de compter une multitude de points, mais il est encore plus précieux de connaître du succès d’équipe. 

À titre d’exemple, Sidney Crosby est unanimement considéré meilleur que son rival de longue date Alex Ovechkin. Bien que le Russe soit celui qui ait marqué le plus de buts dans l’histoire, Crosby est jugé plus important. Pour la simple et unique raison que le Canadien a remporté plus d’honneurs collectifs. En plus d’avoir son nom gravé à trois reprises sur la Coupe Stanley, il possède deux médailles d’or olympiques, une première place au championnat mondial junior et bien d’autres mérites.

Marcel Dionne disposait également d’une tribune moins importante. Il évoluait en Californie à une époque où les joueurs québécois idolâtrés aidaient les Canadiens de Montréal à remporter des Coupes Stanley. 

Ces joueurs de la province marquaient les esprits et fondaient un sentiment de fierté chez les partisans, un aspect que Dionne n’a su combler. 

Un mélange de manque de succès collectif et d’un environnement moins propice aux médias québécois. Le meilleur pointeur de la Belle Province restera gravé dans les annales et Dionne ne devrait plus jamais rester sous le radar.

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Joueur de la semaine

-Nikita Kucherov

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