Après un parcours en séries éliminatoires, les joueurs du Canadien devront composer avec la pression. Pour certains, les attentes sont élevées et leurs actions seront scrutées à la loupe, surtout dans un marché où la passion devient rapidement pression.
À l’aube de la campagne 2025-2026, jetons un coup d’œil à trois joueurs qui devront connaître une saison convaincante.
Patrik Laine
Malgré ses 20 buts lors de sa première saison avec le Tricolore, Laine n’en a inscrit que cinq à égalité numérique. Cette statistique sème le doute et inquiète assurément l’état-major du CH. Le Finlandais doit prouver son efficacité dans d’autres aspects du jeu que lorsque l’équipe adverse écope d’une pénalité.
Selon le Journal de Montréal, l’ailier de six pieds quatre pouces a affirmé que l’on verrait la meilleure version de lui-même cette année.
« On ne va pas peut-être voir la meilleure version de moi, on va voir la meilleure version de moi, il n’y a aucun doute là-dessus. »
Le Patrik Laine au sommet de son art est probablement plus agile, engagé, voit mieux le jeu et sourit un tantinet plus.

L’attaquant se doit d’être convaincant, puisque son contrat expire à la fin de cette saison. Pour avoir un avenir avec le Canadien, une saison comme l’année dernière ne séduira pas ses patrons. Retrouverons-nous le Laine des beaux jours, celui qui était en voie de connaître une prolifique carrière ?
Noah Dobson
Acquis lors de la saison morte, le Bleu-Blanc-Rouge a dû céder aux Islanders deux choix de premier tour et l’attaquant suédois Emil Heineman. Le défenseur s’amène à Montréal avec un lourd fardeau à porter. Auteur de soixante-dix points à seulement vingt-trois ans, le monde du hockey connaît son potentiel et son talent. De plus, l’ancien joueur des Huskies de Rouyn-Noranda a accepté un faramineux contrat qui fait de lui le joueur le mieux payé du club. Une pression supplémentaire qu’il devra désormais assumer.
Cette saison, l’objectif de Dobson sera de solidifier son statut de défenseur droitier numéro un et de prouver que le CH n’a pas commis une erreur en déboursant pour lui. Du haut de ses six pieds quatre pouces, les experts souhaitent que le jeune homme s’implique davantage physiquement. Ce ne sont pas tous les joueurs qui ont la chance de posséder un gabarit comme celui-ci. Il est alors impératif que Noah Dobson l’utilise à son avantage.
Il devra concilier ses tâches défensives avec ses responsabilités offensives, puisqu’il pilotera la deuxième vague d’avantage numérique. S’il y parvient et est qualifié de défenseur polyvalent, ce sera une mission réussie pour le jeune joueur. Dans le cas contraire, le marché montréalais n’ira pas de main morte avec Dobson.
Juraj Slafkovsky
Le Slovaque de vingt et un ans débutera sa première année de contrat d’une valeur de plus de soixante millions de dollars. Pour Slafkovsky, cette gigantesque entente ne représente qu’un chiffre. Pour les partisans, cela signifie qu’il doit produire comme un joueur étoile.
Malgré ses deux dernières saisons où l’attaquant a amassé, au total, plus de cent points, il y a encore des questionnements au sujet de Slafkovsky. Il nous a habitués à des débuts de saison peu productifs, et un manque de constance demeure criant. Il faut absolument que le Slovaque amorce la saison du bon pied.

Posté sur le flanc gauche aux côtés du centre vedette Nick Suzuki ainsi que du petit Américain Cole Caufield, il forme le premier trio. En revanche, sa chaise, comme dirait Martin St-Louis, n’est pas coulée dans le béton. Bien connu du public montréalais, un certain Ivan Demidov cogne à la porte. Dans le cas où Slafkovsky ne paraîtrait pas constant et ne démontrait pas son talent digne d’un premier choix, il serait vite remplacé.
Une chimie d’équipe primordiale pour son succès
Les médias montréalais ont tendance à mettre l’emphase sur les performances des joueurs, la feuille de statistiques ainsi que le succès individuel. Lorsqu’un joueur produit moins, il attire rapidement l’attention.
Cependant, ce qui sera primordial cette saison, c’est la chimie d’équipe. Le Canadien connaîtra du succès lorsque les pièces du casse-tête s’emboîteront. Une disette chez un joueur peut être le résultat d’une amélioration du jeu défensif. C’est à ce moment qu’émergera le triomphe. Apercevrons-nous ces heureux problèmes chez certains joueurs comme Patrik Laine, Noah Dobson ou même Juraj Slafkovsky ?



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